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MessageSujet: → Contexte.   02.03.13 21:49


Die Kaiserin

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→ CITOYENNETÉ DEPUIS : 01/03/2013


Die Kaiserin




Contexte
Le journal d'un crevard.



Vidéo n° 1 - Outta Control
© Réalisé par Pravda.

Il pleut. Il pleut encore. L'enseigne du petit resto crade grésille. Elle est là qui m'attend, ses lèvres rouges laissant un cerne sur la paille de son milkshake. J'ai pitié pour elle, mais je sais qu'elle est dangereuse. Plus imprévisible que la foudre et tout aussi dévastatrice. Cette fille, elle vous brûle de l'intérieur et vous laisse crever sur le pavé, vos organes bouillis dans votre carcasse flasque. Il ne faut pas se fier à son air enfantin, à son visage adolescent et à ses manières qui sont tantôt froides et quasi-aristocratiques, tantôt explosives et aussi capricieuses qu'un enfant peut l'être. Je pousse la porte et suis accueilli par l'atmosphère rétro qui m'absorbe tout entier. Néons flashy, serveuses en roller et une musique crachée par un jukebox. Elle sait que je suis là, mais fait comme si je n'existais pas. Je déteste cette façon arrogante et enfantine qu'elle a de m'accueillir. Mais après tout, elle ne me doit rien et je ne vois pas pourquoi elle me ferait un cadeau. J'attends qu'elle me lance un sourire et me lance : « Contente de vous voir, John ». Mais ça ne vient pas. Elle sirote toujours son milkshake fraise en faisant tapoter son doigt sur le comptoir au rythme de la musique ambiante. Je prends place sur le tabouret à côté d'elle, pose mon coude sur le comptoir et la fixe pour lui signifier ma présence. Elle laisse quelques secondes s'écouler. Elle sait se faire désirer.

Je savais que tu allais venir. Tu es curieux, John.

Elle n'a même pas détourné les yeux de son verre qui se vide à vue d'oeil. Puis, elle semble sortir de ses rêveries et lève ses yeux noisette vers moi. À chaque fois, elle couvre ma peau de frissons à cause de ce regard auréolé de kohl trop foncé.

C'est une façon particulière de me souhaiter le bonsoir, Abbie.

Elle me lance un sourire narquois à peine voilé, révélant des dents blanches.

Vous devriez me connaître depuis le temps.

Je réponds à son sourire, je commande un café noir. La pluie s'intensifie et claque contre les fenêtres. À l'intérieur, c'est calme et la routine se poursuit. Les clients sont simplement un peu plus trempés qu'à l'habitude.

Vous savez que votre obsession pourrait vous coûter cher, monsieur Fantom. Queen sait tout et elle n'hésitera pas à vous faire descendre.

Je ne sais que trop bien ce qui m'attend. Mais, honnêtement, la perspective de gagner la confiance d'Abbie et de mettre à jour les secrets de l'organisation à laquelle elle appartient suffisent à éclipser le fait que ma tête est mise à prix. D'ailleurs, ce manège auquel je m'adonne depuis quelques mois semble au moins me garantir qu'Abbie ne me descendra pas comme un chien aussitôt qu'elle en aura l'occasion. De toute façon, l'occasion, elle l'a eue très souvent et ne l'a pas prise.

Vous auriez pu le faire depuis longtemps. Pourquoi ne le faites-vous pas, Abbie ?

Elle lève les yeux au plafond. Comme une enfant, elle cherche des réponses dans les tuiles. Un néon grésille et s’éteint. Puis se rallume. Elle sourit, comme une adolescente qui constate que les petites choses de la vie sont les plus grandioses merveilles auxquelles elle peut goûter. Elle se mord la lèvre et me regarde, faisant un effort pour ne pas esquisser un sourire.

Vous semblez croire que ma protection vous est assurée, John. C'est amusant de constater à quel point ces mois de travail pour percer mes défenses n'ont servi à rien. Mais, je vous trouve plutôt amusant. Et je ne tue pas les gens qui me font rire. Ce serait triste et je n'aime pas la tristesse.

J'hausse un sourcil, incertain quant à la signification latente de ce qu'elle vient de me dire. Soit elle s'amuse avec moi, soit elle est sérieuse et masque le contenu de son message derrière une attitude insouciante. Elle s'agite sur son siège, visiblement satisfaite de la confusion qu'elle vient de semer en moi.

Et si c'était moi qui me rapprochait de vous pour me permettre de vous percer à jour ?

C'est possible. Bien entendu, j'avais déjà songé à cette éventualité. Mais je m'étais efforcé de ne pas trop en révéler.

Et si je voulais me rapprocher de vous pour l'atteindre, lui ?

Je prends une gorgée de café, tire un billet de la poche de mon ciré et le dépose sur la table. Les secrets de King White sont à l'abri avec moi, mais je ne sais pas ce qu'elle me cache.

Si c'était le cas, vous auriez déjà pu lui porter atteinte.

Satisfaite de ma réponse, elle sourit de toutes ses dents et termine son milkshake. Elle saute ensuite du tabouret et enfile son imperméable noir. Ses bottes claquent sur le sol, mettent parfaitement en valeur ses longues jambes satinées.

Vous payez la note, John ?

Elle se penche vers moi, me glisse un baiser sur le front et se dirige vers la porte. Avant qu'elle ne sorte dans l'averse, je l'appelle :

Et ces informations dont vous m'avez parlé au téléphone ?

Elle me fait un clin d'oeil et hausse les épaules.

J'aime beaucoup trop nos rendez-vous nocturnes. Ne soyez-pas gourmand, John. Moi, j'ai envie de vous revoir. À une autre fois.

Et elle disparaît dans l'averse. Exaspéré, je pousse un soupir et sourit au-dessus de ma tasse de café vide. Oui, moi aussi j'ai envie de la revoir.

* * *


Les gros titres l'affichent partout. Il n'est pas prudent dans cette ville de connaître trop de choses. En fait, plus vous êtes ignorant, plus vos chances de survie s'accroissent. Quant à moi, je crois en connaître plus que ce que je ne devrais. Mais je sais déjà que mes jours sont comptés. D'ailleurs, tous ceux qui posent les pieds dans cette ville voient leurs jours comptés. Cette guerre dure depuis des années et les dommages collatéraux sont impossibles à chiffrer tellement ils sont nombreux. La City est devenue un énorme échiquier. D'un côté, les partisans de Queen Black, de l'autre, ceux de King White. Je suis un de ces derniers, mais je trouve que cette bataille est complètement insensée. D'aussi loin que je me souvienne, cette guerre a toujours eu lieu et elle se poursuivra sans doute encore longtemps.

Je me cale confortablement dans mon fauteuil. La vue sur la City est magnifique. Nocturne, elle s'éveille complètement lorsque le soleil s'éclipse. Les néons servent alors de spotlights, les rues font office de théâtre à la guerre sanglante qui se déroule dans les entrailles bitumineuses de la City. C'est à cette heure que commencent les hostilités, que la partie d'échecs commence. Le Roi et la Reine n'ont que faire des pions qui tombent par centaines. Il y a toujours quelqu'un pour prendre la place d'un pion trop faible , incapable de conserver sa place dans le jeu. Je lance le journal à mes pieds. Les grosses lettres imprimées me restent dans la rétine et s'affichent à chaque fois que je cligne des yeux : « Queen Black Inc. voit ses actions tripler. King White Inc. perd des plumes ». Le cartel des diamants est un monopole lucratif. Très lucratif. Pas la peine de préciser que les deux entreprises se livrent une concurrence acharnée pour le contrôle du marché légal et du marché noir des diamants. Ces petites pierres précieuses ont détruit des vies et continuent de le faire jour après jour alors que les sbires de Queen Black et de King White se livrent un combat mortel pour détruire l'adversaire. Tous les coups sont permis : vols, meurtres, destruction de bâtiments appartenant à l'ennemi, espionnage, sabotage de production et extorsion.

En plus d'être des personnalités publiques adulées ou détestées, Queen Black et King White ont déjà été amants, selon des rumeurs jamais vérifiées. Je ne sais trop comment cette histoire a commencé, puisqu'elle a sans doute eu un élément déclencheur, mais les ragots vont bon train quant à l'éclatement du conflit. Plusieurs histoires peu plausibles circulent, mais selon moi, c'est possible que tout ait commencé par une dispute conjugale...

Je me lève du fauteuil, malgré moi. Je dois servir ma cause. J'attrape mon revolver, le charge et l'arme, enfile mon imper' et quitte mon appartement sordide. Et à en juger par les gros titres, je doute que King soit de très bonne humeur ce soir. Avant de refermer la porte, je laisse un soupir s'échapper de ma bouche et range mon pistolet dans l'étui à ma ceinture. Va encore falloir nettoyer ma chemise après cette soirée. Une chose est sûre : travailler pour King est payant, mais surtout très salissant.


Dernière édition par Helter Skelter le 31.05.13 0:13, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: → Contexte.   02.03.13 21:50


Die Kaiserin

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Die Kaiserin




Contexte
Précisions à foison.


— Le jeu se déroule dans une mégalopole nommée la City. Nous ne savons pas exactement en quelle année se déroule l'action, mais les gens ont tendance à s'habiller à la mode des années 1950 à 1980. Donc, cela peut se dérouler à l'intérieur de ces trente années. Ou pas étant donné que la technologie que nous connaissons aujourd'hui est présente à la City. Toutefois, l'atmosphère qui règne dans les rues de la métropole fait plutôt penser au gangstérisme des années 1920 à Chicago. Où se situe la City ? Aucune idée. Mais faut vous débrouiller, hein ? C'est comme Gotham, on sait tous à peu près où c'est sans réellement le savoir.

— La ville est le théâtre de sanglants conflits entre les partisans de Queen Black et de King White. Le tout est basé sur le trafic des diamants et sur la valeur des entreprises des deux pôles. La guerre est constante entre les sbires de Queen Black et de King White et se déroule sous forme de guerre de gang au sein de la ville. N'allez pas croire que c'est une guerre ouverte, puisque les habitants vivent quand même dans une paix relative. Il arrive cependant que certains civils se trouvent dans la ligne de mire d'un camp ou de l'autre.

— Explosions, fusillades et poursuites en voiture sont fréquentes à la City et les policiers semblent quelque peu incapables de contenir tous les assauts des soldats de Q. Black et de K. White.

— Non, les vampires n'existent pas. Pas plus que les pouvoirs surnaturels ou autres lubies de ce genre. Ici, les humains sont mortels et faits à partir de chair et de sang. C'est quelque chose que vous constaterez assez rapidement en arpentant les rues de la City où le sang est plus présent dans les aqueducs que l'eau elle-même (c'est une façon de parler...Si je vois l'un d'entre vous faire boire du sang à son personnage, je le bute).

— Les Chess Masters forment la haute administration de La City. Autrement dit, le maire, le juge, la législatrice et les fonctionnaires de la municipalité font partie des Chess Masters.
— Les Pawns & Rooks forment la base de la pyramide. C'est-à-dire, la populace (pawns), les gens tranquilles qui dorment dans leurs banlieues parfaites au gazon bien tondu et aux haies en forme d'animaux...Les policiers (rooks) font aussi partie de cette catégorie, puisque la plupart du temps, ils sont aussi efficaces qu'une épine dans le pied.
— Les Knights & Bishops constituent les partisans d'un camp ou de l'autre. Qu'ils le veuilent ou non, ils sont complètement immergés dans cette sale histoire. Les sbires, les soldats et hommes de mains d'un camp ou de l'autre forment les Knights alors que les courtisans et familliers de Queen Black et de King White forment les Bishops.
— Les Kings & Queens sont tout simplement ceux qui forment la haute administration de Queen Black et de King White. Ces derniers entrent également dans cette catégorie. Bref, c'est l'élite.

— Si vous avez bien suivi, vous avez compris que l'aristocratie existe à la City. L'ordre et les privilèges accordés aux aristocrates sont très importants dans leur hiérarchisation au sein des deux factions. Il est cependant à noter que, dans le monde réel, les aristocrates n'ont aucun statut particulier, ils ne possèdent leur statut qu'à l'intérieur de la cour.

Spoiler:
 
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