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 Bram « The Scale » Hanseloff — Success is the sole earthly judge of right and wrong.

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MessageSujet: Bram « The Scale » Hanseloff — Success is the sole earthly judge of right and wrong.   23.05.13 18:42


Incorruptible coryphée

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→ MESSAGES : 123
→ CITOYENNETÉ DEPUIS : 04/03/2013


Incorruptible coryphée




Bram Hanseloff
« The Scale »

« Justice never sleeps. »

Pedigree


ALIAS. Olivia Wilde.
CRÉDIT. Pravda.

ÂGE. Trente ans.
LIEU DE NAISSANCE. Minsk, Biélorussie (Union soviétique).
NATIONALITÉ. Soviétique.
STATUT CIVIL. Célibataire.
STATUT SOCIAL. Noble.
REVENU. Riche.
OCCUPATION. Législatrice de La City.
LIEU D'HABITATION. Maât, Panthéon.
GROUPE. Kings & Queens.

PHÉNOTYPE.
Sulfureuse vipère aquiline à la peau de nacre, elle voit son visage gracile et ciselé auréolé par une crinière soyeuse à l'écrin de chêne sombre. Proportions mathématiquement harmonieuses, éclat clair-obscur qui taille avec précision une bouche délicate dont le bourgeon rosâtre s'étiole pour laisser voir de droites dents lactescentes, mâchoire à l'angle subtil, mais souligné par la grâce d'un cou altier. Le grain de sa peau est lisse, mais se parsème souvent de frissons qui en déforment l'harmonie, au gré des envies délectables ou meurtrières, au fil des fraîches nuits dans sa tour d'ivoire ou des chauds crépuscules gorgés de luxure australe. Lorsque le voile de ses paupières couronnées de longs cils d'ébène se lève, l'incomparable et séduisante prunelle opaline d'un regard tantôt azur tantôt vermillon est éclipsée par la force d'esprit qui brille en elle, puisque ce qui subjugue surtout chez Bram, c'est cette énigmatique force magnétique et magmatique, cette inéluctable force centrifuge qui trempe son iris d'une aura insondable et glaciale. Abysse interminable, on plonge dans son regard pour en ressortir pétrifié, à la fois brûlé et glacé. Et lorsqu'enfin le plus résigné des hommes a réussi à s'extirper de la gravitation de son regard, il s'écorche à la falaise de sa bouche, s'empêtre les doigts dans une chevelure longue, droite et lisse, qui cascade de façon aérienne jusqu'à la cambrure de son dos. Le plus enfiévré des amants pourra apprécier les ondulations en altérant la perfection qui accompagne les soupirs extasiés et les humides oeillades. L'enveloppant toute entière, sa crinière éthérée souligne une taille gracile, des hanches fines et fragiles. Elle se perd entre ses seins de taille moyenne au galbe bien sculpté pour descendre en rigoles régulières sur son ventre plat et se noyer entre des cuisses minces, longues et fuselées. Quintessente, évanescente, mathématique. Bram est une équation aux variables énigmatiques et complexes.


ATTRIBUTS CARACTÉRIELS.
Insaisissable, la vipère se fait statue de glace ou plaque magmatique. Dans cette dimension calculatrice et cartésienne qui la caractérise, elle est glaciale, stoïque stratège et logicienne qui place avec un silence assuré ses pions sur la plaque de marbre. Une hypocrisie mesurée oint ses paroles lorsqu'elle valse avec les mondanités, masquée par une rhétorique maîtrisée, par un charisme envoûtant et cette éternelle impression de baigner dans les eaux givrées et tranquilles d'un fleuve septentrional. Un timbre de voix feutré, aux accents graves, mais cristallins surprend l'interlocuteur qui n'imaginait certes pas une prestance aussi impressionnante. Mais Bram est toute en nuances, elle jongle avec les superpositions, exploite toujours la faiblesse d'un adversaire. La législatrice est d'une intelligence sans nom, de celles qu'on sait bénies par une mémoire photographique, une capacité d'abstraction hors norme et une vision diachronique, englobante, nuancée des événements. Mais cet esprit aux engrenages si bien huilés voit son chrome maculé par le souffre et la brûlure d'une asthénosphère parfois houleuse et explosive. Puisque ce que Bram ne contrôle pas, c'est son élitisme, c'est son dédain pour les êtres inférieurs, c'est ce génocidaire tyran qui se terre dans les entrailles primitives de son cortex, c'est cette furie jalouse qui est aveuglée par l'impulsivité et la vengeance, c'est cette extrémiste fanatique qui ne supporte pas qu'on restreigne son despotisme et ses folies de grandeur, c'est cette mégalomane incapable de pitié qui n'a de respect que pour la grandeur et le plus grand que nature. Histrionique sans conteste, dangereux cobra, vil scorpion. Si vous croyez avoir percé à jour les fondements de son esprit, c'est que vous n'avez strictement rien compris.


Leitmotiv, Éthique
& Idéologie


LEITMOTIV. La justice a-t-elle un motif autre que de sévir, de purger, de purifier ? La justice a-t-elle une motivation autre que de contraindre l'humanité à devenir meilleure, à devenir plus qu'elle-même ? Plusieurs conçoivent la justice comme une simple punition, une entrave institutionnalisée. Pour Bram, la justice est tout autre. Elle est un idéal à atteindre, un carcan qui empêche l'humain de redevenir primitif, qui le pousse à l'excellence et lui montre la voie de l'intelligence. Voilà tout ce à quoi se résument les aspirations de Bram, vers quoi tout converge : rendre l'homme intelligent, civilisé, cultivé...parfait. Pour la législatrice, la société actuelle est criblée de lacunes, avilie par les pulsions, aveuglée par l'ignorance et l'instinct. Enfermées dans une caverne où ils ne peuvent qu'aduler les ombres, ces ingrates vermines crachent au visage de ceux qui ont été éblouis par la lumière extérieure, celle à travers qui les ombres existent. Si ces misérables insectes ne veulent pas croire à l'existence de la lumière de la raison, elle les forcera à la fixer jusqu'à ce que leurs yeux brûlent dans leurs crânes. Le leitmotiv concret de Bram ? Une méritocratie, une géniocratie où seuls les plus intelligents gouvernent un monde à leur image. Un monde où les ignorants sont réduits à l'état de bêtes faméliques et vagissantes, un monde où leurs pulsions destructrices sont purgées par l'asservissement et, si ce n'est pas suffisant, par la stérilité systématisée. Un monde érigé par l'intelligence pour l'intelligence. Rien de moins.

ÉTHIQUE. Ce qui est éthique pour Bram ne l'est pas forcément pour l'ensemble de la société occidentale. Elle ne se berce pas non plus d'illusions en se faisant croire que ce qu'elle fait, elle le fait pour le bien de l'humanité. Ses méthodes sont sans doute très peu orthodoxes, les moyens employés sont sans conteste draconiens, mais la fin est inéluctable. Pour Bram, il est évident que La City est abrutissante. Un endroit vil, infesté d'ignorants, d'imbéciles et d'incultes incapables d'avoir une once d'intelligence pour se gouverner eux-mêmes, mais néanmoins autorisés à se prononcer sur des questions si importantes, si décisives. La fin que redoute Bram, est celle d'une société idiocratique, aporique et dystopique, une fatalité à laquelle elle compte bien échapper. Si elle doit y parvenir par des voies douteuses, elle le fera. Si elle doit de sa voix ordonner des centaines d'exécutions capitales, elle le fera. Si de ses mains elle doit actionner la machine qui apportera tous ces bestiaux à l'abattoir, elle n'hésitera pas. Elle n'a aucune pitié pour les imbéciles, pour ceux qui traînent leur infecte carcasse inutile de bordel en bordel pour s'abreuver goulûment aux mamelles du désespoir et de la sottise. S'ils ne lui ont jamais fait cadeau de compassion et d'humanité, elle les traitera comme des animaux primitifs, sans regret.

Si cette folie génocidaire vous semble au plus bas de l'échelle morale, sachez que Bram est néanmoins une femme de principe. La Dracon de La City possède un code de conduite aussi strict que ses décrets législatifs et n'entachera pas sa conscience, même si cela contrevient parfois à quelques unes de ses machinations. En outre, la princesse septentrionale respecte les gens intelligents. Peu peuvent prétendre à ce titre à ses yeux, mais ceux qui le peuvent sont traités en égaux. De plus, elle ne consentira jamais à l'épanchement de tortures gratuites et arbitraires. Si elle n'est jamais le bras de la justice, elle autorisera d'autres à endosser ce titre et à assassiner pour son compte, mais elle ne tolérera jamais la cruauté ou le sadisme de la part du tueur à gages qui officie pour elle. D'ailleurs, elle s'adresse toujours à Queen ou à King pour qu'ils puissent eux-mêmes déléguer cette affaire à un de leurs sbires. De cette façon, elle sait qu'on ne remontra jamais jusqu'à elle et que les deux titans éviteront d'ébruiter ces petits secrets sans craindre la chute de leur empire. Donc, Bram ne fait jamais tuer quelqu'un pour le plaisir, mais par extrême nécessité.

Mais plus encore, Bram n'accepte jamais de pot-de-vin. Aussi étonnant que cela puisse paraître (et compte tenu de sa fortune), cela demeure pour elle un principe qu'elle n'osera jamais bafouer. Pas par droitesse d'esprit, mais tout simplement parce qu'il s'agit d'un jeu dangereux. Elle sait qu'une enveloppe d'argent est une chaîne qui lie le fonctionnaire corrompu à son débiteur et elle n'est pas assez étourdie pour se faire happer par un système aussi bien rodé. Néanmoins, cela ne l'empêche pas de se laisser désirer et de faire croire aux belligérants qu'elle acceptera peut-être un jour...

IDÉOLOGIE. Placer ses pions sur l'échiquier pour détrôner la Reine ou le Roi ? Sans la reine, le roi se meurt. Mais sans le roi, c'est le chaos assuré. En théorie, Bram doit être neutre dans ce conflit. L'est-elle véritablement ? Non, bien sûr. Quant à savoir si elle aurait véritablement intérêt à mettre fin à ce conflit, vous ne serez pas surpris d'apprendre qu'elle en serait probablement la grande perdante. Comme une vierge effarouchée, Bram sait se faire désirer par les deux titans. En grande logicienne, elle place ses cartes sur le jeu avec assurance et calcul, les coups sont joués par avance et les dés pipés par son esprit stratégique. Il s'avère qu'elle a besoin des deux parties pour atteindre son objectif et elle marchera donc sur la corde raide en équilibre le plus longtemps possible, au risque de se perdre.




Dernière édition par Bram Hanseloff le 03.06.13 14:00, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Bram « The Scale » Hanseloff — Success is the sole earthly judge of right and wrong.   23.05.13 18:44


Incorruptible coryphée

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Incorruptible coryphée



PRÉCISIONS

— Bram est une jeune femme brillante qui a fait ses études en droit dans la prestigieuse université d'Harvard, au Massachusetts. Elle a remporté une célèbre cause devant le tribunal de la Cour Suprême, c'est ce qui lui a donné les clefs de La City.
— Elle est misanthrope et déteste particulièrement les infects insectes de la basse ville. Elle souhaite employer son énergie à purger la gangrène qui ronge les bas quartiers.
— Même si elle est subordonnée aux autorités fédérales, Dieu sait qu'elle n'a de compte à rendre à personne et que rien ne se passe dans cette ville sans qu'elle ait été consultée au préalable. Bram possède l'immunité et se sert abusivement de son pouvoir pour faire chanter les deux titans de l'industrie minière.
— Bram est calculatrice et voit le monde comme une grande équation dont elle seule connaît les variables. Elle possède un esprit cartésien et utilitariste.
— Bram ne fume pas et ne se drogue pas. Jamais elle ne s'autorisera à de telles futilités qui pourraient, d'autant plus, altérer son jugement et son raisonnement. Elle ne peut en aucun cas baisser sa garde, jamais.
— Elle déteste les animaux, ne supporte pas les plantes. Elle fait une exception pour les roses et les lys, ses fleurs préférées.
— La seule musique qu'elle apprécie est celle de l'époque baroque. Elle adore le clavecin et le violoncelle.


BIOGRAPHIE

    Bram = 5 % de justice + 40 % de despotisme + 30 % d'orgueil + 25 % de corruption.


Bram Hanseloff est une équation. Une équation aux variables complexes, changeantes, jamais constantes. À vrai dire, les variables qui constituent l'équation sont insaisissables, glissant entre le rationnel et l'irrationnel. Une chose est certaine : Bram demeure une hypothèse qu'on ne peut infirmer ou confirmer. Vouloir comprendre ce concept relève tout simplement de l'aporie.

Bram est un mot de quatre lettres qui ne laisse personne indifférent à La City, puisqu'il représente le pouvoir à l'état pur. La législatrice de la ville est connue de tous comme étant le symbole de la justice et du pouvoir démocratique. Toutefois, cette image ne confond personne et tous savent que le concept de démocratie qui est invoqué ici est un terme bidon qui a été vidé de son sens par la lourde bureaucratie, la corruption qui ronge la moelle administrative de la cité et le lobbying lobotomisant. La législatrice n'est qu'un échelon de plus dans la grande marche vers le pouvoir absolu qui a été enclenchée à l'arrivée des deux géants des diamants. Tout dans cette ville ne respire que pour servir cette dichotomie abrutissante, la législatrice y compris. Cependant, personne n'irait énoncer cette vérité tout haut, surtout pas en présence de Bram Hanseloff. Puisque ses caprices sont aussi bien servis que ceux des deux goliaths, elle est intouchable, quasi-omnipotente et, surtout, cruciale. Certes, beaucoup crient au scandale, puisque même la personne du maire est éclipsée par l'influence de la coryphée qui, par un jeu tordu de relations et d'une excellente maîtrise des lois et des failles du système, est parvenue à se hisser au sommet des personnalités politiques et judiciaires. Un bon coup pour la législatrice qui a réussi à se faire aussi bien renard que lionne.

Il n'est pas étonnant de constater qu'elle est adepte des enseignements de Machiavel et de Sun Tzu et que sa vivacité d'esprit se traduit par un charisme sans commune mesure et une intelligence calculatrice qui en intimide plus d'un. Véritable observatrice et exploitant à outrance sa perspicacité, Bram a toujours une longueur d'avance sur les autres et est capable d'anticiper tous les mouvements de ses adversaires comme de ses complices sur l'échiquier de La City. C'est sans doute ce qui fait d'elle une personne qu'on s'arrache dans un camp comme dans l'autre. Puisque de toutes les personnalités politiques qui font la une des médias, elle est celle qu'on gagne le plus à amadouer, puisqu'elle est en pleine possession du pouvoir législatif. Certes, les lois de la législatrice ne sont pas incontournables et le pouvoir exécutif et judiciaire pourraient lui mettre des bâtons dans les roues. Heureusement, sa forte personnalité et les chemins tortueux de sont intelligence lui ont permis de museler le juge et de rendre le conseil municipal aveugle. Le maire, quant à lui, est aussi silencieux qu'une tombe et aussi docile qu'un petit chien de poche.

Et, dans sa tour d'ivoire, la législatrice tire les ficelles de ses marionnettes. Les deux géants de l'industrie diamantaire se languissent d'elle. D'un côté, Queen B. et son meilleur cheval, de l'autre, King W. et ses coups francs. Il faut dire que Bram adore cette situation et, malgré son apparence d'incorruptibilité et d'impartialité, danse sur la corde raide sans perdre l'équilibre, tanguant tantôt à droite, tantôt à gauche. Calculatrice, elle place lentement ses pions, visualise chacun de ses coups, étudie, dissèque et examine les déplacements de ses adversaires avec une concentration implacable et, surtout, elle anticipe chaque mouvement, prête à bondir à la moindre erreur. Il ne faut pas tarir d'éloges quant à son jeu, puisque celui-ci est impeccable et ses stratégies semblent sans failles. Toutefois, tout équilibre est précaire et Bram ne doit pas trop se faire désirer, sinon les deux colosses vont s'impatienter. Et le monde n'attend que sa décision en retenant son souffle. Sur toutes les bouches, une seule phrase : «Va-t-elle mettre fin à cette guerre ? Et au profit de quel titan ?»

    Je ne moucherai pas la flamme de leurs yeux, mais je les laisserai sur le bitume éructer leur acide comme des chiens...Ces pauvres séides qui me portent à croire que cette race est increvable, que ce fanatisme exècrable ne peut être erradiqué que par le feu et la gazoline. Je fulmine. Je brûlerais l'Enfer pour les voir immolés, exterminés massivement avec la plus grande minutie qu'on peut attendre d'un bourreau. Ne pas brûler les étapes : leur faire comprendre toute l'étendue de cette purge...Puis, apprécier.


J'ai tellement plus à offrir.

Six mots qui se répercutent dans son crâne. Elle voudrait qu'ils s'étouffent, soient absorbés par le silence, meurent et soient oubliés comme s'ils n'avaient jamais été prononcés. Mais ces choses-là sont impitoyables. Elles sont inoubliables. Il empoigne sa nuque, la force à le regarder, à affronter du regard cet indestructible titan. Pourtant, elle ne se résorbe pas. Elle aime lui faire croire qu'elle est poupée disloquée entre ses mains alors qu'elle est goliath d'acier hors de son étreinte. Il ne lâche pas prise, mais le contact oculaire a été rompu. Le mince fil a été coupé et elle sent la morsure du shotgun dans son dos. Il se cramponne à son arme, alors qu'elle n'en a pas besoin pour se sentir en sécurité. C'est une bonne chose et elle se campe sur cette certitude qui la rend maîtresse de la situation. S'il a touché à son arme, c'est qu'il marche sur la corde raide et se sent vaciller.

Voyons, King. Tu n'as pas besoin de sortir tes jouets.

Elle lui souffle l'acide dans un murmure. Il sent la corrosion et se durcit. Depuis longtemps, il s'amuse à vouloir la briser. La princesse de glace est difficile à faire fondre et il semble que mille soleils soient nécessaires pour la faire se fissurer. L'Australien se sent d'attaque : il prétend au titre de celui qui va sublimer le givre. Fils des étendues arrides et du désert austral, il exploite l'antagonisme, il veut faire s'affronter les deux tropiques, tente de rapprocher les antipodes. D'abord la violence, puis la flatterie. Il l'a lâchée, passe sa main sur la joue blanche, empoigne sa main et la réchauffe dans la sienne. Quand King se fait doucereux, la partie est gagnée. Peu importe comment il s'y prend, elle est intouchable. Bram est la seule à qui on peut faire sacrilège. Elle doit être protégée, coûte que coûte, et son pouvoir est dans la démesure la plus totale. Étant la personnification de la Justice, elle transcende tout, est au-dessus de tout, sauf des lois. Lois qu'elle applique avec la rigueur de Dracon.

Ce n'est pas acceptable de tenter de corrompre un fonctionnaire. Tu sais très bien que cela peut te coûter cher, Edward.

La voilà qui joue à l'incorruptible alors qu'elle sait très bien qu'elle a avantage à faire croire aux deux colosses de l'industrie qu'elle pourrait éventuellement, à force de flatteries ou de privilèges, faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. C'est sa plus grande satisfaction : celle de détenir le pouvoir de tout changer à La City. Puisque ce pouvoir, elle le détient et pourrait, par une habile manipulation des lois, ordonner la fermeture d'une entreprise et alors octroyer le monopole à son concurrent. Toutefois, il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué et retarder cette machination le plus longemps possible semble être la carte victorieuse qu'il ne faut pas gaspiller inutilement. En attendant : profiter de ce pouvoir immense, le sentir ruisseler dans ses veines, aiguiller chaque nerf, électrifier l'échine et ennivrer les sens.

On ne corrompt pas une législatrice. Je ne fais que souligner des évidences, Bram. Je sais l'effet que ça te fais...De te sentir omnipotente. De voir que tous se languissent de toi, n'attendent que ton signe pour faire basculer le monde, te voient comme le César de cette ville.

Il se fait chien et glisse une main sur la peau offerte. Ses lèvres effleurent le lobe de son oreille, ses bras entourent le corps gracile et le pressent dans l'attente d'une fusion. Mais elle est comme statue de pierre et son masque n'a pas craqué. Même si l'intérieur est magmatique, la litosphère ne s'est pas fissurée. Il croit encore à l'impossible et l'attente suffocante dans laquelle il est placé semble insupportable. Le caïd n'est qu'à quelques centimètres de toucher le Saint Graal, mais alors qu'il le croit tout près, il se dérobe à ses mains. Amadouer Bram, c'est comme être pris au piège dans une aporie éternelle ou grimper un escalier sans fin.

Tu sais que tu pourrais faire cesser ce bain de sang qui, chaque soir, souille les rues de cette ville ? Tu n'as qu'un mot à dire et toute cette hécatombe est effacée...Un seul mot.

Et ruiner tous les acquis ? La question ne se pose même pas. Cette hécatombe, c'est Bram qui l'a commandée. Du moins, c'est elle qui a su en tirer le plus partie. Puisque tout ce que cette ville exécrable mérite, c'est bien de voir ses rues jonchées de cadavres, c'est bien de vivre l'horreur et le meurtre chaque jour au réveil et de s'endormir en serrant son fusil de chasse contre soi. La violence de cette ville est le cheval de course de la législatrice et jamais elle ne saurait se départir de son étalon le plus prolifique. Puisqu'il n'y saurait avoir de purge sans sang et barbarie, il n'y aura jamais de ville paisible et accueillante où tout respire la sécurité et le bonheur à rabais. Pas tant que Bram Hanseloff sera législatrice.

Si j'étais toi, Edward, je cesserais d'importuner une humble fonctionnaire de l'État et je m'occuperais de mes actions en Bourse, elles semblent avoir fondu comme neige au soleil.

    Retirer de ma peau le fardeau de leur infâmie, me dénuer de cette peau de serpent qui m'étrangle avec force, leur faire voir combien ils ont tué de vies. Nécrophages, parasites, charognards, bêtes faméliques qui s'entretuent, se déchirent, se dévorent pour un morceau de moi. Je les laisserai se repaître et, ovovivipare, je les rongerai de l'intérieur et leur déchirerai le ventre d'un coup de dents. Puisqu'ils ne méritent que la corrosion de l'acide qu'ils déversent avec tant de verve et avec une si grande haine. Oh oui, ils ne méritent que le poison de leur propre bile.


Si grande est la candeur et l'insouciance de la jeune donzelle qui se promène seule dans les rues de la basse ville. Elle mériterait presque qu'on la prenne, qu'on la déchire et qu'on la laisse, éviscérée, sur le pavé, ses chairs en lambeaux s'étirant autour d'elle comme les rayons du soleil qui est, depuis trop longtemps, déjà couché. À une heure pareille, comment peut elle encore croire en la bienveillance du monde, alors qu'elle sort au temps des drogués, des charognards et des affamés ? Ce qui lui est arrivé ce soir-là, elle l'a mérité, de s'être ainsi peu vêtue promenée et dans les bas quartiers et dans les chauds quartiers où elle n'a été que le fruit défendu d'un pauvre fou camé. Et alors qu'il l'a suivie jusque dans une ruelle où elle s'était réfugiée, appeurée, il l'a appellée :

Attend-moi, jolie collégienne.

À peine entendue, cette phrase lui a fouetté les sangs. Elle ne se retourne pas, continue d'avancer. Même les vapeurs industrielles ne parviennent pas à l'arrêter et elle bute dans les nuages de gaz comme une vague se heurte à un rocher. Elle n'est pas collégienne, elle est universitaire et à peine a-t-elle atteint la majorité. Mais l'histoire ne dit pas encore si elle atteindra une autre année. L'homme continue de la suivre, il se pourlèche les babines dans l'ombre et traîne sa sale carcasse dans un chuintement qui la rend folle. Elle resserre son coat sur sa poitrine, regrette de s'être habillée d'une façon si aguicheuse : quelle est la biche stupide qui va jusqu'à paufiner ses atouts pour attirer davantage les loups ? La pauvre est de celles qui crachent au vent, qui boivent, fument, se couchent dans le lit des étudiants et font la fête jusqu'aux petites heures, s'occupant peu des premières lueurs. Elle est de celles qui se saoulent et reviennent seules dans la nuit, sans penser aux rats qui se cachent dans les bas fonds. Proie facile, ç'en est ironique : ses atouts l'empêchent de courir, ses escarpins se brisent, craquent et broient ses pieds, elle est maintenant biche blessée qui tente de s'échapper du loup ennivré par le sang qui suinte de la plaie béante. En deux enjambées, il l'a rejointe. La biche appeurée, est vite terrassée. À genoux dans la ruelle, elle implore la nature de ne pas suivre son cours : il ne peut rien y faire, les lois de la jungle sont si sévères que les proies n'ont point de recours. Il s'est départit de ce qui le gênait, il a déchiré la biche qui dans un gémissement s'égosillait. Elle n'en peut plus, pleure, s'agite, implore tous les saints, se débat comme une furie,mais son bourreau n'en fait rien. En quelques grognements, il termine sa besogne et, repus, rassasié, retombe sur le sol. La biche est étendue, inerte et sans vie, son assassin se lève, se rhabille et s'enfuit.

La voilà sur le sol, distendue, disloquée. Elle crie, elle hurle à s'en égosiller. Sa hargne dans le ciel vide enfin déversée, elle jure à haute voix d'un jour se voir vengée.
Elle lève sa main de son propre sang trempée, la dépose sur le mur pour le laisser marqué, de cette nuit fatidique où elle se croyait sauvée, d'un si triste destin qu'elle fera chèrement payer.
De ses lèvres blanchies s'échappe un dernier mot :
elle ne laissera personne survivre au chaos.

    Extrait de la biographie officielle de Bram Hanseloff, Dans le sillon de Maât : la vie de Bram «The Scale» Hanseloff


La Russie blanche. Terre de tout temps sous le joug impérial russe et soviétique. La Biélorussie était son berceau. Née Irina Bramisovna Anselova. Elle prendra, plus tard, le prénom de Bram (celui de son père) et fera angliciser son nom de famille. [...] Fille unique issue de l'union rapide de Miloslava Vitalyevna et de Bram Federovitch, elle eut une enfance somme toute agréable en banlieue de Minsk et reçut une éducation la promettant à des études universitaires. [...] Toutefois, les années passaient et on constata que la jeune Irina avait des facultés mémorielles exacerbées et un sens de l'observation très développé. Elle fut inscrite au programme international qui lui permit d'apprendre l'anglais [...] Ses parents immigrèrent outre-atlantique alors qu'elle avait onze ans. À l'âge de dix-sept ans, elle fut envoyée à Harvard au Massachussetts et y suivi des cours de droit constitutionnel. [...] Elle gradua de l'université à l'âge de vingt-et-un ans et quitta Boston pour aller pratiquer le droit dans la métropole de La City. [...] Faisant preuve d'une immense habileté à calculer et à anticiper les opportunités, elle fut introduite au maire de l'époque, Joe Braden, lors d'une réception mondaine. Elle venait tout juste de gagner une cause en cour d'appel concernant le meurtre de Clarissa Weysman et avait réussi à envoyer derrière les barreaux le violeur et tueur en série, Adam Traxler. [...] Traxler, qui avait été son bourreau durant ses premières années en tant qu'avocate de la Couronne, et qui l'avait laissée pour morte dans une ruelle de la basse ville après l'avoir sauvagement agressée et violée. [...] Joe Braden en fut automatique séduit et lui proposa d'oeuvrer comme procureure indépendante dans l'affaire Mason-Grey qui impliquait deux conseillers municipaux mêlés à une affaire d'extorsion et de fraude fiscale. Nommée selon les recommandations du maire comme procureure au service des fédéraux, Bram réussit un coup d'éclat en faisant condamner les deux conseillers pour vingt chefs d'accusation, soit onze de plus que ce pourquoi ils avaient été accusés. Tout ça, en allant consulter les victimes des fraudes et des extorsions et en faisant parler des témoins qui étaient restés muets comme des tombes jusque-là. [...] Ayant réussi à obtenir la défection du maire Braden sous accusation de proxénétisme, Bram se hissa jusqu'aux hautes sphères politiques et, à force de jeux de relations, réussi à faire nommer candidat l'actuel maire de la ville. [...] Le maire ayant remporté sa campagne grâce à l'aide incommensurable de Bram, il réussi à convaincre le juge de nommer l'avocate biélorusse comme législatrice de La City [...] Elle obtint le poste à l'âge de vingt-trois ans et devint la plus jeune législatrice de toute l'histoire de La City. [...] Une chose est certaine : Rome ne s'est pas bâtie en un jour et tout porte à croire que Bram durera aussi longtemps que le colosse romain.


LE QUIDAM DERRIÈRE

PSEUDO. Pravda.
ÂGE. 23.
NIVEAU RP. Classe 4 = 35 lignes ou plus.
LOCALISATION. Montréal, Canada.

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MessageSujet: Re: Bram « The Scale » Hanseloff — Success is the sole earthly judge of right and wrong.   27.05.13 15:19


Incorruptible coryphée

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Incorruptible coryphée


Bon, je pense pouvoir dire que j'ai terminé ma fiche.

Puisse la génocidaire et élitiste Bram vous amener tous en Enfer !

Je suis fin prête pour le Blitzkrieg RP !
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MessageSujet: Re: Bram « The Scale » Hanseloff — Success is the sole earthly judge of right and wrong.   27.05.13 15:45


Agent Badass de Queen

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Agent Badass de Queen


je te lis dès que j'ai fini ma fanfic ! :bave:
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MessageSujet: Re: Bram « The Scale » Hanseloff — Success is the sole earthly judge of right and wrong.   

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Bram « The Scale » Hanseloff — Success is the sole earthly judge of right and wrong.

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